Pourquoi utiliser la photogrammétrie pour l’IA, la VR & l’AR ?

Avec l’avènement de la réalité virtuelle et de l’intelligence artificielle, les enjeux de développement de contenus et de données suffisamment qualitatifs pour être intégrés dans des applications évoluent en même temps que ces technologies. L’augmentation des degrés d’interactions avec les décors et l’importance du concept de présence imposent des rendus de plus en plus réalistes, tout comme la possibilité de reproduire des objets et photos à l’infini. Parmi les techniques existantes pour apporter un rendu réaliste et détaillé, la photogrammétrie offre une solution rapide et efficace pour la création de rendu photo-réaliste.

Publication le 2 décembre 2020.

La photogrammétrie est une technique permettant de créer des modèles numériques d’objets, de personnes ou de lieux à partir d’images prises selon des points de vues différents, le but étant de prendre le plus de photos possibles pour reconstituer un maximum de détails. Un logiciel traite ensuite ces images, de façon à trouver des points de concordance entre tous les clichés et à reconstituer en 3D l’objet à modéliser.

CITATION

La photogrammétrie permet de reconstituer des décors ou objets au rendu naturel avec peu de moyens et en un temps record.

De nombreuses applications sont possibles. Utilisée dans l’agriculture pour optimiser les rendements de production ou en archéologie pour mettre à jour des vestiges enfouis dans la végétation, la photogrammétrie permet également de créer des rendus ultra réalistes pour l’industrie du jeu vidéo et les contenus en réalité virtuelle et en réalité augmentée.
En effet, du fait de la gestion de la lumière et des contrastes, la modélisation complète de chaque détail d’un décor peut prendre énormément de temps si l’on désire un rendu photo-réaliste. Si la photogrammétrie ne permet pas de recréer directement des reliefs, elle permet de reconstituer des décors ou objets au rendu naturel avec peu de moyens et en un temps record.

Le déroulé des opérations est simple : après un repérage complet, les lieux ou les objets à modéliser doivent être pris en photo sous tous les angles, avec le moins de déformations et de variations de luminosité possible. L’utilisation d’un drone peut parfois faciliter la tâche, notamment lors de prises de vue de grands bâtiments ou de statues.
Les photos sont ensuite importées dans un moteur 3D pour traiter les images et les reconstituer en 3D.

Ce procédé implique de pouvoir prendre un certain recul par rapport aux cibles, mais aussi de prendre en compte les matériaux pris en photos, car les surfaces réfléchissantes rendent la recherche de points concordants difficile d’un cliché à l’autre.

Chez XXII, nous aimons maîtriser l’intégralité de notre chaîne de production, c’est pourquoi nous utilisons la photogrammétrie en complément de la modélisation 3D pour créer non seulement des expériences immersives, mais également pour compléter nos bases de données nécessaires à l’apprentissage de nos IAs.

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Auteur

Docteur en Intelligence artificielle

Co-rédigé par Leia Ruffini

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